Presse

Hier mehr Pressestimmen über Manèges-Kreise

27.02.2015 – Théâtrorama (Ange Lise) :

Eine poetische Utopie… Manèges ist ein „moment de grâce“. Clément Labails Theaterstück, welches der Verlag A verse kürzlich herausgebraucht hat, gibt Lust darauf, wieder Nomade zu werden, um sich auf die Suche nach einer neuen Welt, die es gemeinsam zu erfinden gilt, zu machen. Der Autor, in vollkommenem Einklang mit seinem Text, hat sich entschlossen, sich gemeinsam mit seiner Partnerin Christina Gumz auf eine theatralische Fahrradtournee zu begeben, von Berlin nach Paris, über Grenzen hinweg, um dabei einen Freiraum für Kreativität zu (er-)öffnen … Der ganze Artikel hier.

07.05.2014 – 99 Luftballons, Mondoblog / RFI (Aurore Guérin) :

Monter sur Selle

Au fil des nuages: Ein deutsch-französisches Theaterensemble, instinktiv poetisch, das dem zweisprachigen Theater seine ganze Bedeutung gibt (11.2011)

15.07.2009 – Rencontres (Emilia Smechowski) :

„Der etwas andere Friedensplan. Ein deutsch-französisches Schauspielerpaar in Berlin“

(…) Christina Gumz ist Deutsche, Clément Labail Franzose. Beide sind Schauspieler von Beruf, privat ein Paar. Am 30. August 2005 gründeten sie in Paris das Theater Au fil des nuages, Den Wolken entlang. Kennengelernt haben sie sich auf einem Theaterworkshop in der französischen Hauptstadt. Christina Gumz war nach einem Au-Pair-Jahr dort geblieben, um eine Schauspielausbildung zu absolvieren. Die Stücke für ihre Compagnie schreiben die beiden Schauspieler selbst. Aufgeführt werden sie dann in beiden Sprachen – an einem Abend auf Deutsch, an einem anderen auf Französisch, was für die beiden gerade auch den essentiellen Bestandteil ihrer Arbeit ausmacht.

»Das ist sozusagen unser ganz besonderer deutsch-französischer Friedensplan«, so Christina Gumz, und trotz eines leichten Lächelns merkt man, dass sie es absolut ernst meint. »Auch wenn Deutsche und Franzosen mittlerweile gut miteinander auskommen: Ich halte einen interkulturellen Austausch nach wie vor für wichtig. (…)

Ein Abend mit dem deutsch-französischen Paar verspricht in jedem Fall gute Unterhaltung, auch für Nichtfranzosen. Durch die gute Artikulation der beiden ist tatsächlich jedes Wort verständlich und man merkt die präzise Arbeit, die dahintersteckt. Christina Gumz’ Französisch ist akzentfrei, »nicht wie bei mir im Deutschen«, gesteht Clément Labail. Das Publikum in der Alten Feuerwache hatte keine Verständnisprobleme. Es wurde viel und heftig gelacht an diesem Abend.“

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Un plan de paix un peu différent.
Un couple de comédiens franco-allemand à Berlin
Emilia Smechowski, traduction Marie-Luce Dauchez, publié le 15.07.09
Un petit théâtre du quartier berlinois Friedrichshain. Le public est décontracté. La salle de théâtre est presque entièrement masquée de velours noir, des guirlandes lumineuses scintillent partout. Les spectateurs rient, conversent à des tables rondes autour d’un verre de vin rouge. Un souffle du Paris des années 20 flotte dans l’air.
Cela ne vient pas seulement de l’ambiance un peu démodée, mais surtout de la langue. Ce soir, on parle la plupart du temps français – que ce soit dans le public mais aussi sur scène. Il y a au programme la pièce Ganz und Gar-Nicht / Complètement Pas du Tout, un collage de scènes et de chansons. La thématique va de scènes quotidiennes clownesques entre amis aux scènes d’un mariage qui commence, en passant par l’univers impitoyable de deux hommes d’affaires. Entre-temps, la musique pour piano du compositeur français Eric Satie retentit. D’une manière ou d’une autre, beaucoup de programmes de théâtre sont semblables. Cependant, ce qui est extraordinaire ce soir n’est pas seulement le programme mais aussi et surtout les deux comédiens sur la scène.
Christina Gumz est allemande, Clément Labail français. Tous deux sont des comédiens de métier et en privé, un couple. Le 30 août 2005, ils ont créé à Paris le théâtre Au fil des nuages, Den Wolken entlang. Ils ont fait connaissance dans un atelier théâtral de la capitale française. Après une année au-pair, Christina Gumz était restée là-bas pour faire des études en théâtre. Les deux comédiens écrivent eux-mêmes les pièces pour leur compagnie. Elles sont ensuite représentées dans les deux langues – un soir, en allemand, l’autre en français, ce qui représente justement pour eux une part essentielle de leur travail.

Selon Christina Gumz, « c’est pour ainsi dire notre plan de paix franco-allemand, d’une manière toute particulière », et malgré son léger sourire, on sent qu’elle est complètement sérieuse. « Même si les Allemands et les Français s’entendent bien maintenant, j’ai toujours considéré tout échange interculturel comme quelque chose d’important. Lorsque nous habitions encore à Paris, cette forme de représentation – tantôt en français, tantôt en allemand – n’aurait pas été vraiment possible. » Clément Labail affirme : « On ne peut pas complètement généraliser. Mais je crois tout de même que les Allemands sont plus francophiles que les Français germanophiles. Malheureusement. Le public allemand est en général, je trouve, plus ouvert à la langue et à la culture française que le public français à la langue et à la culture allemande. C’est pourquoi nous avons très rapidement décidé de quitter Paris pour mettre en place notre projet. »

Comme beaucoup d’autres artistes français, le couple était attiré par Berlin où ils se sont installés. Ils apprécient la vie dans cette ville ouverte. « Ici à Neukölln, nous avons vu juste. On entre en contact avec tellement de personnes différentes. J’adore aller au théâtre à Berlin, à la Schaubühne ou à la Volksbühne. Mais il se passe aussi beaucoup de choses dans les petits théâtres alternatifs », s’enthousiasme Clément Labail. Les possibilités de répéter posent toutefois problème. Après qu’une voisine s’est plainte des « nuisances sonores », le couple a loué une petite salle pour leurs répétitions. La situation financière aussi est tendue. Ils ne peuvent pas bien vivre des recettes de leurs pièces de théâtre, c’est pourquoi Clément Labail donne en plus des cours particuliers de français.

L’inspiration pour leurs pièces de théâtre, qui traitent la plupart du temps de thèmes légers et humoristiques, ils la reçoivent au quotidien en observant leur entourage, mais aussi bien entendu eux-mêmes. Dans une scène, on peut voir deux hommes d’affaires en costume (Christina Gumz convaincante dans son déguisement d’homme), qui manifestement travaillent dans une PME. Ici aussi, la mondialisation est arrivée et durant toute la scène, les deux s’emportent au sujet du continuel « Ciao » utilisé au travail, que chacun envoie apparemment à chacun. On sent la grande tension dont les deux protagonistes souffrent au sein du monde du travail, ainsi que la peur de l’étrangeté et du changement qui se transforme parfois aussi en agressivité. Cette scène est la seule à faire une critique certaine de la société – elle s’inspire cependant de la vie quotidienne. « J’avais un virus dans mon ordinateur. Plus rien ne marchait », explique Clément Labail avec le sourire. On pressent ce qui va venir, et en effet – il a passé une heure dans la file d’attente du service hotline français et a dépensé une fortune pour au bout du compte ne pas pouvoir résoudre le problème. « Là, une certaine tension, de l’agressivité même, qui pouvait éclater durant l’évolution de la scène, a commencé à se décongeler », explique-t-il. « Nous ne voulons nous moquer de personne malgré tout », ajoute Christina Gumz. Durant cette soirée, le couple ne pointe effectivement pas une seule fois un doigt moralisateur. Le spectateur remarque plutôt un don devenu assez rare sur scène : la capacité de pouvoir rire de soi-même et de ne pas se prendre toujours trop au sérieux. »

Passer une soirée avec le couple franco-allemand promet en tous les cas un bon divertissement, aussi pour ceux qui ne sont pas français. Grâce à la bonne articulation des deux comédiens, chaque mot est effectivement compréhensible et on ressent le travail précis qui s’y cache derrière. Christina Gumz parle français sans accent, « contrairement à moi en allemand », concède Clément Labail. Le public dans la vieille caserne de pompiers n’a aucun problème de compréhension. On a beaucoup ri ce soir-là. Le programme « Ganz und Gar-Nicht / Complètelent Pas du Tout » continue dans différentes petites salles à Berlin. Les représentations se déroulent en règle générale une fois par mois. Cet été, une tournée est même prévue à travers les petites villes de France. Et pour ceux qui manqueraient la tournée, le couple de comédiens envisage déjà une deuxième partie. Affaire à suivre.

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La Gazette de Berlin:

„Un théâtre simple à l’humour raffiné“

„Une énergie inépuisable“

„Des spectacles à ne pas manquer“

 

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Du théâtre franco-allemand à Magdebourg
„Verrückte Normalitäten im Volksbad Buckau“

Qui ne voulait pas rester chez soi vendredi soir – malgré la pluie (persistante) – au Volksbad Buckau avait fait le bon choix. Car ici, on pouvait profiter de l’ambiance chaleureuse d’un café-théâtre. Invité, le duo franco-allemand „den Wolken entlang“ présentait, dans le cadre du festival frankofolie, son programme „Complètement Pas du Tout“. En cherchant un rapport entre les deux titres, on pouvait y voir la devise de la soirée: un peu de poésie, de l’esprit et du grotesque.

Christina Gumz, née à Magdeburg, et Clément Labail, venant de Normandie, présentaient en alternance des sketches en allemand et des chansons françaises. Les deux comédiens incarnent sur scène des personnes tout à fait normales, dans des situations de la vie quotidienne: des employés de bureau, un couple fraîchement amoureux, des parents en devenir. Ce sont des types de personnages qui, à première vue, mènent des discussions typiquement insignifiantes. Mais très vite, cette discussion anodine va basculer dans le grotesque, l’excentricité, voire même le tragique. Ainsi, la jeune mariée répond à la question rhétorique de son tout récent époux « Que ferais-je sans toi? », impassiblement: « La même chose, avec une autre. » Le dialogue entre un monsieur Complètement et une dame Pas du Tout va tourner en une boucle sans fin de jeux de mots et de prouesses linguistiques.

LA VIE DANS SES EXTRÊMES

Dérapages, excès, embarras, accès de fureur et de bonheur – Christina Gumz et Clément Labail montrent avec beaucoup de joie, dans un jeu fortement expressif, la vie dans ses extrêmes du quotidien. Impressionante fut leur prestation de chansons connues ou écrites par eux, sans aucun accompagnement musical. Plus d’un se reconnaissait certainement dans ces personnages représentés. Des rires francs et une ambiance de réflexion alternaient parmi le spectateurs. Même si quelques sketches auraient pu avoir une chute plus pointue et que le suspense fléchissait un peu dans la salle au moment des pauses de changements de costumes malgré la musique enregistrée d’Erik Satie – les spectateurs quittèrent le café-théâtre enjoués et les mieux divertis.

(Article du 13.07.09, Magdeburger Volksstimme, écrit en allemand par Angela Mense, traduit en français par Clément Labail)

 

2009-Magdeburg

 

 

 

 

 

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